Rencontre avec Gisèle Helle — Membre du Jury 2026
Nous sommes très heureux d’accueillir Gisèle Helle parmi les membres du jury de la 3ᵉ édition de La Trace Festival.
Originaire des hauteurs de Thônes, Gisèle entretient depuis toujours un lien profond et intime avec sa vallée, ses paysages et l’histoire des Deux Savoie, qu’elle connaît et transmet avec passion. Jeune retraitée depuis janvier 2026, elle poursuit aujourd’hui une activité indépendante en tant que guide du patrimoine Savoie Mont Blanc, animée par le désir de partager les récits, les mémoires et les identités de nos territoires alpins.
Très tôt, Gisèle découvre la montagne par le ski. Enfant, elle trace ses premières lignes dans les champs enneigés de Glapigny, skis lourds sur l’épaule, entourée de sa fratrie et de copains, apprenant sans le savoir le goût de l’effort, de la persévérance et surtout de la joie simple du mouvement. Ces premières traces, parfois maladroites, ont forgé un rapport sensible et durable à la montagne.
En 1985, à 20 ans, elle vit sa première véritable expérience de ski de randonnée à La Tournette, avec un équipement bricolé, des peaux découpées à la main et une infinie curiosité. Ce sera une révélation. Dès lors, cartes IGN et itinéraires s’enchaînent : les combes des Aravis, les sommets des Deux Savoie, des Écrins, du Valais suisse, du Val d’Aoste ou encore des Alpes du Sud. Les hivers sont longs, blancs, intenses, faits de montées exigeantes, de descentes parfois hasardeuses, de sorties nocturnes et de moments partagés hors du temps.
Si aujourd’hui ses sorties en ski de randonnée sont plus espacées — la nivologie suscitant autant de fascination que de respect et de peur — Gisèle continue de nourrir son lien à la montagne à travers la randonnée pédestre toute l’année, la pratique du yoga, les voyages, la lecture, l’écriture et la transmission.
Être membre du jury de La Trace Festival 2026 prend pour elle un sens particulier. Plus qu’une recherche de performance ou d’esthétisme, Gisèle portera un regard attentif à la sincérité des récits, à l’humanité et l’humilité des protagonistes et à ce que racontent les traces laissées entre montée et descente.
Pour elle, la trace la plus précieuse est celle qui émeut, révèle une part de vie, sans jamais faire oublier le respect de la montagne.
photos ©Gisèle HELLE
